La forêt de mademoiselle Tang
La forêt de mademoiselle Tang
Infos techniques du film d'animation "La forêt de mademoiselle Tang"
Titre original
Durée
Date de sortie en France
Pays d'origine
Réalisation
Société de production
Synopsis du film d'animation "La forêt de mademoiselle Tang"
En 1886, les Occidentaux leur ayant interdit l'accès au port de Shantou,, Tang Hio, menuisier, n'a pu expédier par bateau la commande qu'il avait préparée avec sa femme Tang Leng Kung pour leur communauté installée au Cambodge. Pour s'occuper les mains, il part dans la forêt, où son épouse plante de jeunes pousses d'arbres, afin d'y chercher un beau tronc dans lequel réaliser une armoire pour y entreposer ce qu'ils ont de précieux. En 1922, peu après le terrible typhon qui s'est abattu sur la région, leur fils Siao Yi, devenu père de famille, songe à partir lui aussi au Cambodge. Mais ce n'est que sous l'occupation japonaise, en 1940, que son seul fils choisit l'exil.
Critique du film d'animation "La forêt de mademoiselle Tang"
La Forêt de mademoiselle Tang est un moyen métrage français de 2024 réalisé par Denis Do, qui retrace cent cinquante ans de la destinée d’une famille installée à Shantou. Le récit parcourt plusieurs générations au fil des bouleversements sociaux et intimes qui façonnent leur histoire.

Les points forts
La minutie du travail visuel constitue l’atout le plus manifeste de l’œuvre. L’animation se distingue par une grande précision de mouvement et par une composition d’image toujours élégante et qui instaure une atmosphère feutrée en adéquation avec les ambitions intimistes du récit. L’esthétique, à la fois sobre et raffinée, témoigne d’un réel souci d’authenticité et d’un effort constant pour ancrer les personnages dans un cadre historique crédible.

Les points faibles
Le film peine pourtant à tirer parti de ses qualités formelles. Le récit n’a finalement que peu de choses à transmettre et s’enlise rapidement dans une succession d’événements qui ne parviennent ni à construire une véritable tension dramatique ni à susciter un attachement durable aux personnages. Le choix de la langue teochew, présenté comme un parti pris culturel fort, apparaît ici comme un geste particulièrement vain : la démarche, plus ostentatoire que significative, s’intègre mal à une narration déjà fragile et renforce l’impression d’un projet davantage conceptuel qu’expressif. L’ensemble souffre d’un rythme amorphe, laissant s’installer un ennui tenace qui rend la traversée du film étonnamment laborieuse.

En conclusion
Malgré une réalisation visuellement irréprochable, l’œuvre ne parvient jamais à s’imposer comme un récit marquant ni même pleinement engageant. Le film se laisse rapidement oublier et ne justifie pas réellement l’intérêt qu’on lui devrait.
