Critique : L'Heure Symphonique
Critique : L'Heure Symphonique
(4/5)
Incontournable de l'animation
Réalisé par Riley Thomson L’Heure symphonique clôt provisoirement la série des courts métrages de Mickey Mouse sur une note éclatante. Mickey y dirige un orchestre burlesque, rassemblant Donald, Dingo, Clarabelle et compagnie pour interpréter l'ouverture de La Cavalerie légère de Suppé dans un concert radiodiffusé… jusqu’à ce qu’un accident transforme leurs instruments en objets méconnaissables.
La réussite du film tient à sa montée en tension comique : de la performance impeccable du début au chaos sonore final, tout est parfaitement orchestré. L’animation est fluide, les expressions exagérées, le rythme effréné. Donald y livre une performance hilarante de musicien au bord de la crise de nerfs, tandis que Mickey conserve une apparence de sérieux malgré l’anarchie ambiante. Le gag récurrent de l’orchestre désaccordé, qui parvient malgré tout à captiver le public, est mené avec un sens du timing remarquable.
Souvent comparé à une version comique et destructurée de La Fanfare (1935), L’Heure symphonique s’impose comme une comédie musicale absurde et maîtrisée, portée par un sens aigu de l’autodérision. Un final brillant pour la série de Mickey, aussi drôle que virtuose.
