Critique : Bionicle : Le Masque de Lumière
Critique : Bionicle : Le Masque de Lumière
(2/5)
L’univers de la gamme de jouets Bionicle se déploie dans ce vidéofilm coproduit par LEGO Group et Creative Capers Entertainment. L’histoire, mêlant des éléments de science-fiction à de la mythologie, suit les péripéties de trois jeunes robots devant traverser l'île de Mata Nui pour trouver un Masque de Lumière.

Les points forts
Le film possède un univers très singulier, mêlant science-fiction et mythologie dans un environnement entièrement mécanique. La conception des personnages et des décors témoigne d'un véritable travail d'imagination, qui permet à la production de développer une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Cette richesse esthétique et mythologique constitue un attrait certain pour les amateurs de la franchise, même si elle peut rendre l'œuvre difficile d'accès pour les néophytes

Les points faibles
La froideur de l’animation et le caractère non-organique de cet univers risquent de rebuter une grande partie du public dès les premières images. Les défauts de photographie et d’éclairage provoquent une gêne visuelle, les couleurs sont saturées et la surcharge d’éléments à l’écran rend le résultat indigeste.
La trame narrative se révèle complexe et ardue à suivre, en partie à cause d’une galerie de personnages peu développés et peu distincts les uns des autres. Les robots manquent d'expression faciale, restant statiques, ce qui rend parfois difficile de déterminer le locuteur. Le concept général du film est flou, ce qui le rend particulièrement exigeant. De plus, sa longueur et la lenteur de l'action sont fortement décourageant.

En conclusion
Bionicle : Le Masque de Lumière est une production singulière, dont l'univers visuel et mythologique ne manque pas d'ambition, mais dont l'exécution reste laborieuse. La complexité de son récit, le manque d'expressivité des personnages et la froideur de l'animation rendent le spectacle difficile d'accès.
