Critique : Asparagus

Asparagus

Critique : Asparagus

(4/5)

Excellent

Projeté à l'époque aux côtés de l'œuvre monumentale Eraserhead de David Lynch, Asparagus partage cet amour profond pour l'expérimentation et l'étrange, les deux artistes mettant brillamment à l'image ces univers avec des outils surréalistes. Accompagné de la composition de Richard Teitelbaum, ce court métrage conclut quatre années de travail intense, alliant peinture manuelle sur celluloïds et marionnettes pour un résultat époustouflant et d'une grande originalité. L'œuvre nage pleinement dans un onirisme graphique et coloré, servant de support visuel à une exploration audacieuse de l'identité de genre et de la sexualité, tout en décryptant la psyché humaine. Il s'agit là d'une œuvre majeure de l'animation expérimentale féministe, dont la puissance visuelle et thématique réside dans cette fusion unique de techniques traditionnelles et de vision psychologique.

 

 

Avis rédigé par Camille le d'après une version originale