Critique : Adieu, monde cruel
Critique : Adieu, monde cruel
(3/5)
Sorti en 1944 et réalisé par Bob Clampett, Adieu, monde cruel propulse Elmer Fudd dans un futur lointain, en l’an 2000, où il espère enfin réussir à attraper Bugs Bunny. Les deux personnages, vieillis jusqu’à la caricature, rejouent une version crépusculaire et absurde de leur rivalité éternelle. Le film brille par sa structure inventive, mêlant flashback, saut temporel et parodie de science-fiction. L’humour noir y est plus marqué que d’ordinaire, avec une touche de mélancolie inattendue dans ce duel pourtant burlesque. Si certains gags manquent de précision, le concept reste audacieux et donne au duo une profondeur inédite. Un épisode singulier, drôle et étrange, qui joue sur le vieillissement des icônes et détourne les codes habituels des Merrie Melodies avec une insolence bien sentie.
