Critique : Acrobats
Critique : Acrobats
(3/5)
Acrobats est un court métrage réalisé en animation 2D. Il raconte l’histoire de Lili qui rentre dans sa famille. Son père est affairé à construire ses maquettes de maison sur la table de la cuisine, tandis que sa grand-mère cuisine. Lorsqu’il aperçoit une fleur dépasser de la poche du t-shirt de Lili, il imagine qu’elle a rencontré un amoureux et matérialise cette idée à sa fille à travers deux figurines. C’est alors que Lili se met à « vomir » des acrobates, qui semblent refléter son identité la plus profonde. Le court ne comporte aucun dialogue : les images suffisent à elles-mêmes pour raconter cette touchante histoire sur l’importance de s’assumer tel que l’on est pour être heureux. Alors qu’on pourrait penser qu’il est facile d’être soi-même devant sa famille, de ne rien cacher de sa personnalité, le film montre à quel point cela peut être compliqué. Visuellement, le film est fidèle à la qualité de l’École des Gobelins : une explosion de couleurs, des designs soignés et une mise en scène ultra dynamique qui fonctionne parfaitement. Le format de l’image joue également un rôle dans l’histoire, et son évolution au fil du court est particulièrement intéressante à observer.
