Écran d'épingles

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Écran d'épingles

Dossier rédigé par Guillaume

L'écran d'épingles est un dispositif d'animation inventé dans les années 1930 par Alexandre Alexeïeff et Claire Parker. Constitué de centaines de milliers d'épingles mobiles disposées sur une surface verticale, il permet de créer des images en relief composées d'ombres et de lumières, puis de les animer image par image.

 

Fonctionnement

Éclairé latéralement, l'écran fait apparaître les ombres projetées par les épingles. L'artiste les enfonce plus ou moins profondément à l'aide de différents instruments : une épingle sortie produit une ombre sombre, tandis qu'une épingle complètement enfoncée laisse apparaître le blanc de l'écran. Les différentes profondeurs permettent ainsi d'obtenir une multitude de nuances de gris.

Une caméra placée face à l'écran photographie chaque composition. L'artiste modifie ensuite légèrement la position des épingles avant de réaliser la photographie suivante, selon le principe de l'animation image par image.

 

Principe de l'écran d'épingles

 

Utilisation

Alexandre Alexeïeff et Claire Parker ont développé plusieurs écrans comptant jusqu'à plus d'un million d'épingles et réalisé avec cette technique des œuvres comme Une nuit sur le mont Chauve (1933). L'écran d'épingles reste toutefois extrêmement rare en raison de la complexité et de la lenteur de son utilisation.

 

Une nuit sur le mont Chauve - Alexander Alexeieff, Claire Parker - 1933

 

Après eux, quelques cinéastes ont perpétué cette pratique, notamment Jacques Drouin et Michèle Lemieux à l'Office national du film du Canada. De nouveaux écrans continuent aujourd'hui d'être fabriqués et utilisés par une poignée d'artistes, permettant à cette technique singulière de perdurer.

 

Les Bottes de la nuit - Pierre-Luc Granjon - 2025