Elio des studios Pixar : démarrage timide... et injuste
Le démarrage d’Elio, le dernier film original des studios Pixar, a surpris par sa première semaine d'exploitation modeste: seulement 21 millions de dollars en Amérique du Nord, loin des résultats habituelles du studio.
En France, le film n’a a pas dépassé la barre des 30 000 spectateurs le jour de sa sortie. Un début tout aussi timide qu'aux états-unis, mais qui ne doit pas être interprété trop hâtivement comme un échec.
D’autres films Pixar, comme Élémentaire l’an dernier, avaient connu des lancements en demi-teintes avant de trouver leur public sur la durée grâce au bouche-à-oreille. Rien n’indique qu’Elio ne puisse suivre une trajectoire similaire, d’autant que les premiers retours spectateurs et critiques sont globalement positifs.
Ce film, entièrement original, ne repose sur aucune franchise ni ressort nostalgique. Il propose une aventure sincère, inventive, animée par une vraie volonté de raconter quelque chose de nouveau. Ce genre d’initiative est rare et précieuse dans une industrie où la prise de risque est souvent perçue comme un pari difficile.
Il est encore trop tôt pour tirer un bilan définitif. Mais ce démarrage soulève une vraie question : que veut réellement le public ? Depuis des années, nombreux sont ceux qui réclament plus d’originalité, moins de suites. Et pourtant, lorsqu’un projet audacieux comme Elio arrive sur les écrans, il peine à susciter l’élan qu’il mérite. Ce paradoxe ne doit pas décourager les studios, ni les spectateurs curieux. Elio existe, il est là, et il mérite d’être découvert. Son avenir en salles dépend encore de nous.
Elio est une véritable pépite d’inventivité, portée par une animation somptueuse, une sensibilité rare et une imagination débordante. Aller voir ce film. Vous ne le regretterez pas (promis, on n’est pas payé pour vous dire ça : c’est un conseil qui nous vient du fond du cœur).